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Fragment de la partie inférieure d’une ketouba ou contrat de mariage entre Isaac bar David, fils de David bar Abamari, et Reina, fille de Salomó ha-Cohen bar Néhémie

Date
1200 - 1300
Archive
Archives Historiques de Gérone
Type de document
Textual
Code de référence
AHG. Col·lecció de manuscrits hebreus de l'Arxiu Històric de Girona, 15
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description

Le fragment conservé ne contient pas l’en-tête du document où sont consignées les coordonnées des contractants et leurs affiliations, ni le lieu et la date de la réunion des familles pour formaliser le contrat, bien qu’il puisse être considéré comme un document relatif à des familles de la région de Gérone. La première partie du document (lignes 1 à 5) présente les t’naim, ou conditions relatives à la répartition des biens du contrat, en cas de dissolution naturelle. Comme indiqué dans d’autres quetubas catalanes, le contrat établit le droit des héritiers de la mariée à récupérer les biens apportés par sa famille en cas de décès. Pour faire allusion aux héritiers, le terme yoresh est utilisé, bien qu’il ne soit pas précisé s’il s’agit des parents, des frères et sœurs ou d’autres proches. Cependant, tout semble indiquer que la clause ne fait pas référence aux descendants du mariage. Il s’agirait donc d’un t’nai qui conditionnerait la relation matrimoniale jusqu’à la naissance d’un fils ou d’une fille ou assurerait sa consolidation (après une période d’un ou deux ans). Français La deuxième partie de la ketouba (lignes 5-9) reproduit un modèle de ketouba recueilli par R. Simó ben Tsemah Duràn. Dans ce fragment de la ketouba, il est écrit que le marié prend la responsabilité du contrat de mariage, l’ajovar, et le rédige de manière à ce qu’ils soient payés à partir de ses biens et possessions : tous ses biens, même la chemise qu’il porte sur le dos, seront hypothéqués pour garantir le paiement, sans avoir besoin de l’autorisation d’un tribunal rabbinique (bet din) ou de qui que ce soit (n’importe quelle personne au monde), et tout cela, selon la coutume d’Israël, sans que cela soit considéré comme une simple formule d’un document. Le marié garantit donc l’exécution de toutes les obligations financières, bien qu’il nous manque la partie du document qui les spécifie exactement. Après avoir souligné que tout est ferme et stable, le contrat se termine par les signatures du marié et de deux témoins : Nathan, fils de Yosef, et Isaac ha-Leví, fils de Yosef, fils de Samuel ha-Leví ; il doit s’agir de deux hommes adultes, de bonne réputation et non liés par le sang.